François, Myriam et Éole hispano-arabe

Éole, 8 ans, est à la fois craintif par rapport à l'environnement et rebelle par rapport aux humains lorsqu'il s'agit de travailler. Entre autres, il pince et cherche à "débarquer" son cavalier, il est difficile à gérer en main, il bouge beaucoup et vite.
Nous sommes certains qu'il ne s'agit pas d'un problème physique car ce stage de deux jours s'est déroulé chez le Dr François Jouanneau, vétérinaire ostéopathe à Itzac, dans le Tarn
(tèl 06 86 38 99 99).

La désensibilisation:

on voit bien qu'Éole est prêt à décamper et qu'il ne supporte pas la stimulation sur le côté droit. Il est tellement crispé, que s'il était coincé par la longe il deviendrait agressif.

En procédant par approches et retraits successifs, Éole se détend et accepte finalement le sac sur le côté droit.

Avec le drapeau, Éole a la même attitude de fuite et de refus.

François maintient la stimulation tant que le cheval fuit, et cesse de stimuler lorsque Éole s'arrête.


Éole ne joue pas, il a vraiment peur, il a même botté le drapeau avec rapidité et précision: du tir ajusté!
L'attitude de François n'est pas assez "relachée", il vaudrait mieux qu'il aide son cheval à se décontracter en baissant son regard et en laissant filer la longe pour stopper le réflexe d'opposition.

Net progrès, Éole accepte qu'on le touche à l'épaule, nous arrêtons la séance. On voit bien qu'il n'est pas vraiment à l'aise, son oreille interne surveille le drapeau!Il faudra beaucoup plus de temps pour qu'il soit parfaitement désensibilisé, François devra continuer le travail.

Le travail en liberté:

Le cheval étant difficile a contrôler en longe lorsqu'on lui demande de se pousser, nous commençons par le mettre en liberté.


Il est vraiment difficile d'éloigner le cheval sur la piste, il a une curieuse attitude "enroulée" autour de l'humain, qui finit par nous donner le tournis. (il est vraiment souple, c'est normal, c'est le cheval d'un ostéopathe!!!)

Il est difficile de savoir s'il joue, s'il se sent agressé, ou s'il menace: son attitude n'exprime rien de précis, une chose est sûre: il faut l'éloigner vers la piste.

François essaie de gagner de la place, mais le cheval proteste!


Myriam, moins sûre d'elle que son mari, a le même problème: Éole est encore plus irrespectueux, mais Myriam apprend a s'affirmer.


En insistant et en rappelant lorsqu'il est sur la piste, nous arrivons à une bonne attitude: Éole est enfin décontracté ( et "déroulé" !) sur la piste.

Le travail en longe:

Après une pause et le travail d'un autre cheval, nous pouvons passer au travail en longe. Nous apprenons d'abord à Éole à céder de l'avant-main et de l'arrière-main (pas de photo, j'étais trop occupée!) avant de l'envoyer sur le cercle.


En longe, Éole est aussi beaucoup trop enroulé, et il "la ramène" un peu.

François lui demande de la place avec la longe et son attitude corporelle.

Bel arrêt droit et à distance, François donne du confort par son attitude relaxée pour récompenser son cheval


En main, Éole bouscule le meneur,  Myriam lui apprend a tenir ses distances, nous alternons la marche rapide et la marche lente, les arrêts et les départs en variant la direction et en veillant à ce qu'Éole soit toujours hors de la "bulle" de Myriam.

Le passage sur la bâche:

Éole faisant de gros écarts en extérieur, cet exercice qui sert à développer la confiance et à rendre le cheval plus courageux, lui sera certainement très bénéfique. Nous avons abordé cet exercice le deuxième jour, Éole allait déjà mieux et n'a pas présenté de résistance particulière.


Approche lente par la technique du guidage.

Le cheval reçoit du confort chaque fois qu'il progresse vers la difficulté.

Éole essaye un pied.

C'est gagné!

Le travail monté:

Les progrès au sol étant notables, nous pensons en fin de stage pouvoir aborder les exercices en selle sans danger.


Rènes longues et en licol, François demande l'acceptation du cheval en décomposant le mouvement avant de s'asseoir. Éole peut très bien dire non, mais ne le fera pas.

 

 François s'assied tranquillement et ne demande rien les premières secondes, ainsi le cheval ne se met pas sous pression.

Premiers exercices simples:

Éole est distrait par ce nouveau travail et ne cherche pas à se rebeller contre son cavalier.


Le slalom: au début, il n'est pas attentif et surveille la quille au lieu de se concentrer sur son cavalier; ça va mieux ensuite, il commence à s'incurver.

Arrêt depuis le trot sur une seule rène (c'est ce que j'avais demandé...), enchaîné sur un reculer.

Éole fouaille de la queue lorsque François met trop de main (bien qu'il soit en licol), ce sera sa seule manifestation de mauvaise humeur.

Il se calme et se déroule dès que François relâche un peu les rènes.

Après ce stage, nous avons l'impression de connaître un peu plus ce cheval complexe, qui cherche à s'imposer car au fond de lui il n'est pas vraiment rassuré et se sent facilement menacé.