Portrait
J'ai passé toute mon adolescence et ma vie d'adulte au plus près de mes chevaux élevés à la maison, ils m'ont appris entre autre à respecter leur différence.
J'étais convaincue bien avant l'apparition des chuchoteurs en France de l'utilité de l'approche psychologique du cheval et de la nécessité de responsabiliser mes montures, mais il me manquait une technique.
Dès 1993 j'ai travaillé à plusieurs reprises avec Véronique de Saint Vaulry, journaliste auteur de plusieurs ouvrages sur l'éducation du cheval d'extérieur.
A cette époque j'ai lu avec enthousiasme les ouvrages de Danielle Gossin et Marthe Kiley Worthington (éthologues).
J'ai découvert l'équitation naturelle dès ses prémices en France en 1996, lors des premières démonstrations d'un chuchoteur américain célèbre. Ce qui m'avait frappée alors, c'était la gaîté de ses chevaux. Je m'empressais de me procurer et de me traduire son livre qui n'était disponible à l'époque qu'en anglais!
Constatant qu'on ne pouvait que difficilement progresser seul dans cette nouvelle voie, j'ai suivi aussitôt de nombreux stages et je me suis également beaucoup déplacée pour assister au travail de ces "nouveaux maîtres".
L'équitation naturelle était alors confidentielle, et certainement pas encore à la mode entre les années 1996 et 2001!
Finalement, j'ai appris à "penser cheval" par moi-même et j'essaye d'améliorer constamment cette communication.
En situation, c'est le cheval qui est mon véritable maître à penser, et lui seul m'enseigne la façon d'interagir avec lui. Je ne le considère certainement pas comme un simple "disque dur" à programmer, mais comme un être pensant réceptif à l'éducation et ressentant des émotions.
Je n'aime pas me laisser enfermer dans une méthode trop rigide: le feeling, l'expérience, un peu de psychologie m'incitent à dépasser le dogme et à me remettre en question devant chaque nouveau cas.
Chaque stagiaire, humain autant que cheval, possède son propre rythme de travail alors je m'adapte en conséquence. Pour cette raison, je considère que l'on ne peut pas faire du bon travail avec un groupe de stagiaires trop important, je préfère me consacrer à un seul couple cheval-cavalier: les progrès et le plaisir d'apprendre sont ainsi garantis!